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Crimes contre les journalistes : à quand la fin de l’impunité ?

A lire sur l’Atelier des Médias de RFI 

Jeudi 11 décembre, un journaliste de la chaîne al-Jazeera est mort en reportage dans le sud de la Syrie. Il est le quatrième journaliste syrien tué cette semaine en Syrie. Le 13 décembre 2013, à New York, la France organisait une réunion du Conseil de sécurité ouverte à la société civile et à la presse pour mobiliser la communauté internationale autour des nouveaux enjeux de la protection des journalistes. Un an après, qu’en est-il ?

Prévenir la violence contre les journalistes

Depuis 1992, 1080 journalistes et professionnels des médias ont été tués à travers le monde, dans l’exercice de leur fonction. 713 ont été assassinés, 221 ont perdu la vie en couvrant des combats et 143 ont été tués dans des situations de crise ou lors de manifestations dangereuses. Sur les 713 assassinats de journalistes depuis 1992, 631 sont restés impunis. 90% : un taux d’impunité alarmant, qu’on ne retrouve couramment que dans les pays en guerre et dans les Etats où le pouvoir en place est fragilisé au point où l’institution judiciaire n’est plus en mesure d’assumer ses fonctions.

C’est pourquoi l’organisation des nations unies a déclaré le 2 novembre Journée Internationale pour mettre fin à l’impunité des crimes contre les journalistes, dont la fréquence s’intensifie depuis une dizaine d’année. Depuis mars 2011, par exemple, plus de 70 journalistes ont été tués en couvrant le conflit syrien, selon les chiffres du Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

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Le 2 novembre a été choisi par l’ONU car c’est ce jour, il y a 1 an exactement, que Ghislaine Dupont et Claude Verlon avaient été assassinés près de Kidal au Mali. Quelques semaines avant cette décision, en octobre 2014, Antonio Gamboa Urias, directeur de la revue Nueva Prensa, avait été enlevé et assassiné au Nord du Mexique.

Adopté à l’initiative de la France, le texte du 26 novembre 2013 demande aux Etats membres de faire tout leur possible pour prévenir la violence contre les journalistes et le personnel des médias, d’enquêter rapidement sur toutes les accusations de violence et de traduire en justice les responsables.

Ce nouveau texte représente une évolution par rapport à la convention de Genève de 1949, avec son protocole additionnel de 1979 qui définissait la protection des journalistes en tant que personnes civiles.

Un an après, où en est la situation ?

La suite sur l’Atelier des Médias de RFI : « Droit d’informer et droit d’être informé »

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Farouk Atig
Farouk Atig, grand reporter, dirige Intégrale

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