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FIFOG 2016 : « célébrer la liberté sous toutes ses formes »

Le 11ème Festival International de Genève Oriental Film (FIFOG) se tient du 11 au 17 Avril 2016, Genève, Versoix, Lausanne et en France voisine. Parrainé par l’UNESCO, il propose une centaine de films qui veulent célébrer « la liberté sous toutes ses formes ». La célèbre écrivaine algérienne Ahlam Mostegnanemi est présidente d’honneur de cette édition.

 

Cette année, l’écrivaine algérienne Ahlem Mosteghanemi, l’auteur de Au Havre des Jours, a ouvert la manifestation en tant que présidente d’honneur du festival International du film de Genève. Pendant presque une semaine, le FIFOG va faire le tour des pays du Levant (Sham en arabe) y compris la Syrie, le Liban, la Palestine et l’Irak. Grâce à un large panorama, il est la résistance, la défense de la liberté et de la célébration de l’art contre les cris de sauvagerie que FIFOG voudrait faire la lumière sur cette année.Une touche de finesse dans un monde de barbares.

L’événement cinématographique a débuté hier, lundi 11 avril, avec la fiction Fadhma N’soumer , film de Belkacem Hadjadj, incarnée par l’actrice Laetitia Eido. Le combat de cette héroïne de la résistance populaire face à l’occupation française. Lalla Fadhma N’Soumer (1830 – 1863) est la personnalité algérienne de la résistance des Kabyles.En 1840, la Kabylie reste largement insoumise. Elle est un creuset d’agitation contre l’occupant et le refuge de rebelles du nouvel ordre colonial. La France s’active à préparer la conquête de cette région stratégique. La résistance s’organise et c’est précisément dans ce contexte que grandit Fadhma: sa famille se compose de notables lettrés, elle-même liée à une confrérie religieuse au pouvoir important. La rebelle révèle très vite une personnalité exceptionnelle qui ne peut se satisfaire du statut réservé à la femme dans la société rurale du 19ème siècle. Rejetant le mariage traditionnel, elle préfère la retraite solitaire.

 

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Parmi les films en compétition, Cairo Times, d’Amir Ramses respecte les règles des trois unités dans un thriller social baigné d’une angoissante poésie. 6 personnages passent une journée bouleversée dans le Caire d’aujourd’hui. Un ancien acteur vivant dans la solitude ; une actrice sur le retour tombée sous le délire des Fatwas ; un Alexandrin âgé atteint par la maladie d’Alzheimer à la recherche de son dernier souvenir ; un jeune dealer en fuite et un jeune couple qui désire de se donner à l’amour pour la première fois dans une société opprimante au bord de l’implosion.

Dialogue interculturel 

A contre-vent des vamps et des vedettes qui se vantent sur la Croisette, l’événement cherche à « donner visibilité à un cinéma qui promeut la diversité et le dialogue interculturel« , explique la présidente du FIFOG Dalila Choukri, réalisatrice franco-tunisienne née en 1976 et enseignant le français et les Médias Images à Genève. Depuis 2004, la manifestation présente tous les ans une centaines de films d’art et d’essai. Cinq membres du Jury décernent un FIFOG d’or et un FIFOG d’argent. La compétition est assortie de dispositifs pédagogiques qui permettent au grand public européen de toucher des yeux les pépites issues de la scène méditerranéenne émergente. Aux projections s’ajoutent des débats, des colloques, des conférences, des expositions, des programmes scolaires et des ateliers de formations divers.

 

Clara schmelck, avec Dalila Choukri et Tahar Houchi.

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