L'Algérie se prépare aux élections. Photo : F.Atig, Intégrales Productions

Algérie : « Je suis l’espoir »

« Je suis l’espoir » est un texte de Noémie Amirou, qui revient sur l’élan de révolte populaire en Algérie et l’espoir dont il est porteur.

Je suis l’espoir


Je suis le flot ondulant des foules et ta voix qui s’élève Je suis le feu créateur qui embrase la vie
Je suis le coeur qui hurle et libère
Je suis la terre, qui à jamais ne crie

L’humiliation est le monstre destructeur de la liberté.
L’humiliation, c’est imposer à une âme qui vie, l’immobilisme patent de la gérontocratie.
 L’humiliation ou l’émasculation des esprits, d’un peuple endolori qui aujourd’hui brise ses chaines.
Ont ils oublié que la libération est le Leitmotiv de l’Algérie?
Ont ils oublié ces penseurs éveillés et ces êtres créateurs qui dorment sous leur toits? Ont ils oublié que les chaines sont destructibles?
Ont ils oublié que jamais un acte de possession ne peut être exercé sur un être libre?
Ont ils oublié vos couleurs, vos joies, vos peine, vos corps qui dansent pendant le leur est endolori?
Ils n’ont pas respecté nos valeurs
Ils n’ont pas respecté notre dignité

Mais ce n’est pas à un cadavre de gouverner la vie 


La dignité est à la base de la création. Ils ont voulu la taire, ils ont voulu l’amoindrir, l’utiliser pour légitimer l’oppression.

Mais ils ont oublié l’intelligence de leur peuple et la renaissance permanente
La matrice qui leur frappe le visage : la destruction créatrice. Les détruire pour régénérer ce pays qu’ils ont asséché, par la corruption, et la négation de l’être humain.
L’être humain c’est vous, c’est moi, c’est cet étudiant en médecine dont le projet de vie ne se résume qu’à l’obtention d’un visa, la liberté, synonyme d’un autre territoire, l’Algérie serait elle devenue une prison à ciel ouvert, une chaloupe comme unique parloir?
Ils nous ont infantilisé, réduit à des polichinelles apeurés, incapables. Ont ils sous estimé notre courage?
Je parle sur ce sol, où une partie de moi même s’est exilé,
Je parle en ce lieu , éternelle terre de révolution créatrice. Une oeuvre dans le quartier voisin illustre que c’est la liberté qui guide le peuple.


Je parle d’un peuple qui a cicatrisé. Ma génération n’a pas connu la guerre, je n’étais pas née en 90. 


Le traumatisme n’est pas un fil conducteur, 
 

La peur n’est pas une ombre permanente. 


Ils ont oublié la résilience.

Noémie Amirou

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CM (animateur de communauté sur les réseaux sociaux) / Correspondant(e)s à l'étranger / Contributeurs/trices occasionnel(l)es / Stagiaires JRI et stagiaires presse écrite dans la rédaction pour moins de 3 mois.
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