cropped-7C76C314-2DBB-4A37-A34B-32428DD7E65A.png

« Bon alors …Vous serez payé 12 euros par article et deux euros la photo »

Le coup de gueule de la rédaction

« Bon alors …Vous serez payé 12 euros par article et deux euros la photo » : c’est ce qu’une journaliste a entendu de la part d’un patron de presse locale lorsqu’elle a répondu à une annonce qui correspondait à priori au poste qu’elle recherchait.

A travers un récit aussi sec que glaçant, la photo -journaliste raconte les conditions de rémunération indignes des journalistes dans la presse locale. Elle explique qu’outre les prix dérisoires pratiqués, les frais de déplacements professionnels des journalistes ne sont pas remboursés.

Elle précise aussi que l’employeur en question insistait sur sa nécessité de recruter un photographe ne possédant pas de carte de presse. Par esprit de souplesse et d’ouverture ou plutôt pour s’assurer d’avoir sous le coude un salarié/employé qui ne pourra pas dénoncer ses conditions de travail à un organisme chargé de protéger les journalistes et le journalisme ?

Une tribune publiée dans Libération en 2018 mettait en cause les conditions d’attribution d’un document précieux pour exercer le métier de journaliste. Olivier Da Lage, ancien président de la CCIJP, estime que c’est se tromper de cible.

The following two tabs change content below.
redaction

redaction

CM (animateur de communauté sur les réseaux sociaux) / Correspondant(e)s à l'étranger / Contributeurs/trices occasionnel(l)es / Stagiaires JRI et stagiaires presse écrite dans la rédaction pour moins de 3 mois.

Vous pouvez également lire