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Disclose : le débat public qui n’aura pas lieu

Secret défense et guerre au Yémen: le procureur classe l’enquête mais intimide les journalistes. La liberté d’informer navigue en eaux troubles.

Le procureur de la République a classé l’enquête préliminaire ouverte contre Mathias Destal et Geoffrey Livolsi, journalistes et fondateurs de Disclose.ngo. Dans un courrier qui leur a été adressé le 22 janvier, Rémi Heitz indique que ces poursuites constituent toutefois « un antécédent judiciaire ».

« Une formulation qui sonne comme une énième tentative d’intimidation contre Disclose. » regrette le collectif de journalistes, chercheurs, avocats à l’origine de la plateforme indépendante d’enquêtes.

Surtout que durant ces neufs mois, le parquet de Paris a eu accès aux sources et a pu enquêter sur le travail journalistique mené par Disclose. Le collectif dit ne pas avoir eu accès au dossier ni à aucun élément de la procédure pénale.

En conséquence, la fin des poursuites signifie aussi que les journalistes n’en sauront pas plus sur les actes exécutés ni sur de possibles atteintes à la liberté d’information au nom du très opportun « secret défense ».

Deuxième conséquence : le débat public et contradictoire sur les ventes d’armes de la France à l’Arabie saoudite, leur utilisation contre des civils au Yémen et les mensonges proférés par les représentants de l’Etat n’aura pas lieu.

Disclose «  poursuit son combat pour le droit à l’information des citoyens, plus déterminés que jamais. » fait savoir l’entité autonome dans un communiqué.

Qui est Disclose :

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CM (animateur de communauté sur les réseaux sociaux) / Correspondant(e)s à l'étranger / Contributeurs/trices occasionnel(l)es / Stagiaires JRI et stagiaires presse écrite dans la rédaction pour moins de 3 mois.

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