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Agression d’une étudiante « à cause de sa jupe » : une histoire trop courte

Farouk Atig, à Strasbourg

Tous les médias avaient repris à l’unisson la version de l’étudiante qui aurait été en plein jour dans une rue de Strasbourg à cause du port de sa jupe. L’enquête révèle aujourd’hui des incohérences.

L’affaire avait provoqué l’indignation des réseaux sociaux, de la presse nationale et internationale. Les faits n’ont pourtant pas été vérifiés. Trois semaines après les déclarations d’Elisabeth, une jeune fille étudiante Strasbourgeoise aurait été frappée le 18 septembre alors qu’elle portait une jupe courte. C’est le vêtement aurait excité les agresseurs.

Mais, alors que l’enquête suit son cours, les services de police échouent en effet à trouver des indices qui viendrait corroborer le récit de l’étudiante.

La seule trace aujourd’hui de cette attaque, l’œil au beurre noir de la jeune femme.

« Mais cela m’étonne que personne n’ait réagi, n’ai filmé avec son téléphone », avance à Integrale Marie, une étudiante en droit à Strasbourg.

« Oui, abonde Ahmed, un autre étudiant de la même faculté. Je ne peux pas croire que personne n’ai bougé, ne se soit mêlé de l’affaire, comme dans n’importe quelle embrouille d’ailleurs ».

L’ambiguë « Stras Défense« 

Un autre fait intrigue les enquêteurs : les fréquentations de la jeune étudiante, et notamment sa proximité avec « Stras Défenfe » groupe Facebook qui affirme une inclination à droite de la droite. Une étudiante de 22 ans d’origine russe, inscrite en deuxième année de licence de langues étrangères appliquées à l’université de Strasbourg, Elisabeth G. se trouve être l’une des modératrices de ce groupe.

Composé de bénévoles recrutés par le bouche-à-oreille, ce collectif confidentiel organise depuis l’été dernier des rondes pour empêcher les harcèlements et les agressions dans la communauté urbaine de Strasbourg.

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