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Emmanuel Macron remet l’insécurité à l’ordre du jour

« Nous sommes dans une société de plus en plus violente » a déclaré Emmanuel Macron dans le Lot. Il souhaite lancer des états généraux de la justice et entend que le Garde des Sceaux rende compte chaque année au Parlement de la politique pénale du gouvernement.

A an des présidentielles

« Nous sommes dans une société de plus en plus violente. » a déclaré le 3 juin le président de la République Emmanuel Macron, à l’occasion d’un déplacement à Martel dans le Lot.

« Ce que notre Nation vit, c’est un sentiment d’insécurité » a t-il abondé.

À un an de la présidentielle, le chef de l’État exploite les élections régionales et départementales pour assécher les partis d’opposition et s’installer exclusivement seul face à un adversaire désigné : l’extrême-droite de Marine Le Pen. Une stratégie qui inquiète même dans son propre camp : le leader inspirant startup nation doit-il céder à de telles approximations affolées pour s’affirmer ?

Or, statistiquement, l’insécurité, si elle est indéniable, n’a pas augmenté en France ces dernières années. Un récent article du Monde expliquait qu’en 40 ans il y avait par exemple 3 fois moins de policiers tués en service.

Il y a aussi 2 fois moins d’homicides (et, ce, malgré le terrorisme).

La précarité, première des insécurités

L’insécurité à laquelle les gens sont confrontés de plus en plus est la précarité financière et sociale qui expose à la pauvreté : sur les 15 dernières années par exemple, le taux de pauvreté est en hausse de 8%.
Mais cela n’est pas au crayon gras sur l’agenda du président candidat, même si ce dernier n’exclut pas l’annonce de nouvelles mesures sociales et qu’il convient de saluer son dispositif de protection sociale pendant toute la durée de la pandémie.

États généraux de la justice

A moins d’un an de la fin de son mandat, Emmanuel Macron a décidé de lancer les états généraux de la justice à la rentrée, a confirmé l’AFP.

Emmanuel Macron souhaite par ailleurs, précise l’Elysée, que « le Garde des Sceaux rende compte chaque année au Parlement de la politique pénale du gouvernement ». (Source AFP).

Cela pourrait être porteur d’un traitement plus précis du thème de l’insécurité. Le président pourrait être amené à s’appuyer davantage sur des données que sur des impressions et des sentiments.

Mais attention à l’effet d’annonce, avertit le syndicat de la magistrature. On débat sur du vent, sur des impressions, des faits divers », se méfie sur franceinfo Sa présidente, Katia Dubreuil s’inquiète notamment que « les avocats, les magistrats, et fonctionnaires de greffe n’ont jamais été écoutés sur les dysfonctionnements et difficultés de la justice. ». (France Info).

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CM (animateur de communauté sur les réseaux sociaux) / Correspondant(e)s à l'étranger / Contributeurs/trices occasionnel(l)es / Stagiaires JRI et stagiaires presse écrite dans la rédaction pour moins de 3 mois.

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