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Simone Biles, le corps et l’esprit

La gymnaste américaine Simone Biles aura marqué une étape dans les Jeux Olympiques.

En se retirant des JO de Tokyo 2020 , pour dire expliciteront que c’était pour préserver sa santé mentale, la championne rompt avec la tradition d’abnégation dans le sport.

« ”It’s like fighting all those demons and coming out here. I have to put my pride aside. I have to do it for the team, » she told reporters after the team competition […]» : ce sont ses mots, dans la langue dans laquelle elle éprouve l’existence.

Simone Biles passe par la métaphore du démon pour exprimer le trauma : les images et les flashbacks qui font fréquemment intrusion dans son esprit consécutivement à des abus sexuels qu’elle a subis dans le milieu du sport.

Dire les démons

Avec courage, contre les usages, la jeune femme de 24 ans a évoqué la nécessité de l’adéquation entre le corps et l’esprit, de la de paix intérieure pour pratiquer. Le sport est pensé comme activité pacifique, et non plus comme métaphore de la guerre à travers l’exaltation de la souffrance.

Sur Twitter, la décision motivée de la gymnaste a été accueillie avec reconnaissance : la santé mentale n’est désormais plus un tabou aux Jeux et dans le sport en général. En 2021.

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Clara Schmelck
Clara-Doïna Schmelck, journaliste, philosophe des médias. Rédactrice en chef adjointe d'Intégrales - est passée par la rédaction de Socialter ; chroniqueuse radio, auteur, intervenante en école de journalisme et de communication (Celsa ...).

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