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L’ire de la jeunesse iranienne

En persan, pour dire que l’on est en colère, il existe l’expression « del-e por dâshtan » qui signifie littéralement « avoir le cœur qui déborde ». Et c’est exactement ce qu’il se passe en ce moment.

Depuis samedi dernier, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues d’au moins une dizaine de villes en Iran.

Les manifestations se multiplient pour protester contre Masha Amini, décédée trois jours après son arrestation par la « police des moeurs ».

Cette jeune femme avait 22 ans et son nom est, en quelques jours, devenu le symbole de l’oppression systématique des femmes dans la République islamique d’Iran. Elle a été arrêtée pour port non correct de sa sa « tenue islamique ». C’est dans le coma qu’elle est sortie du poste de police, avant de mourir trois jours plus tard à l’hôpital.

Les images des manifestants sont peu nombreuses étant donné que l’Iran a coupé Internet pour éviter que le monde entier soit informé des commotions, et que des groupes de soutien aux révoltes ne se forment.

Cette vague de révolte s’inscrit dans la suite des mouvements de 2020 et 2021. Une partie de la population iranienne, encouragée par des femmes, revendiquait alors des avancées en matière d’libertés ainsi, et la fin, sinon la modération, du moralisme promu par l’ayatollah Khamenei.

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Clara Schmelck
Clara-Doïna Schmelck, journaliste, philosophe des médias. Rédactrice en chef adjointe d'Intégrales - est passée par la rédaction de Socialter ; chroniqueuse radio, auteur, intervenante en école de journalisme et de communication (Celsa ...).

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